Visite publique du 4 octobre 2009
Cette fois, c'est en toute légalité que je me suis rendu à bicyclette à l'ouverture publique du chantier en ce dimanche matin 4 octobre. Au rond point à l'entrée, les véhicules non VIP sont renvoyés sur les parkings de La Rochefoucault et de Carrefour, initiative que je trouve plutôt sympathique et qui fait râler certains. D'entrée, je suis frappé par le nombre important de personnels embauchés pour la journée principalement des Hôtesses charmantes de l'ESTHUA (Ecole Supérieure du Tourisme ), payées sur la base du Smic.

A peine mon vélo cadenassé, j'entend derriere moi la grosse chaudière qui se met en branle, apparemment les serres sont déjà chauffées. Je commence alors ce parcours très balisé, très canalisé par le Conseil Général.
A l'entrée, on trouve le Centre de Congrès avec ses trois caciques, des palmiers trop grands du Chateau de Versailles et du Sénat accueillis à grand frais médiatiques. Le bâtiment n'est pas immense. On ne pourra pas y accueillir l'Assemblée Générale des actionnaires de Terrena ou de Limagrain, à peine la réunion de son Conseil d'Administration. Plus loin la grande serre tropicale que j'avais visité, semble cachée par une forêt de bambous, c'est dommage car il me semble que c'était un des lieux à mettre en valeur.
En revenant sur la place centrale, ce qui frappe c'est l'étendue du bétonnage, des allées, des bâtiments. Près de la moitié de la surface du parc est recouverte de géotextile, à cause des bassins, des cheminements et du bâti. Il est honnête de dire que comme la végétation n'est pas en place, cette impression de bétonnage est accentuée. Mais cet écrin de béton va figer l'ensemble du jardin qui sera difficile à remodeler par la suite.
Le végétal Généreux semble sympathique avec son parcours en barque propulsée par un courant d'eau. Mais par contre le message véhiculé sur l'Anjou et de son bon Roi René, ses bienfaits et ses bons produits du terroir, me donne légèrement à l'avance la nausée. Le parc suivant( le Mystérieux) n'est pas en reste qui semble vouloir démontrer des affres d'une nature primitive et sauvage, avec ses plantes carnivores et malodorantes. Heureusement dans le dernier parc l'Apprivoisé, l'homme saura triompher de cette nature hostile, la domestiquer, la civiliser , la régenter. Ce discours sur la nature a quand mêmes des teintes rétrogrades voire réactionnaires sans parler de la vision colonialiste du premier parc (le Convoité).
Dans l'ensemble, on ne peut que s'incliner devant une certaine volonté pédagogique avec nombre de jeux et animations ludiques qui s'adressent principalement aux enfants (Jardins des Sens, découvertes des épices, des parfums). Le seul problème est que le public pour un jardin est plutôt âgé et expérimenté. La fréquentation de cette ouverture au public était nettement grisonnante. Quand une animatrice a expliqué à nos visiteurs seniors qu'on leur proposait de pédaler dans des coquilles de noix, ils semblaient très dubitatifs. Ceux ci, jardiniers amateurs ou admirateurs des plantes préféreraient visiter des floralies, plutôt que de gratouiller la terre à la recherche de fossiles.
Bon, on ne peut nier l'énergie et le travail consacrés à ce parc, l'argent ne semble pas avoir été gaspillé si l'on reste dans les limites de l'enveloppe initiale des 100 M€.
Quel dommage que cette puissance soit au service d'un message totalement conservateur, où l'écologie est cruellement absente .
Et c'est en 2010 proprement inimaginable...
Photo jointe. La prime de la non architecture et de la laideur à l'Orangerie.

A peine mon vélo cadenassé, j'entend derriere moi la grosse chaudière qui se met en branle, apparemment les serres sont déjà chauffées. Je commence alors ce parcours très balisé, très canalisé par le Conseil Général.
A l'entrée, on trouve le Centre de Congrès avec ses trois caciques, des palmiers trop grands du Chateau de Versailles et du Sénat accueillis à grand frais médiatiques. Le bâtiment n'est pas immense. On ne pourra pas y accueillir l'Assemblée Générale des actionnaires de Terrena ou de Limagrain, à peine la réunion de son Conseil d'Administration. Plus loin la grande serre tropicale que j'avais visité, semble cachée par une forêt de bambous, c'est dommage car il me semble que c'était un des lieux à mettre en valeur.
En revenant sur la place centrale, ce qui frappe c'est l'étendue du bétonnage, des allées, des bâtiments. Près de la moitié de la surface du parc est recouverte de géotextile, à cause des bassins, des cheminements et du bâti. Il est honnête de dire que comme la végétation n'est pas en place, cette impression de bétonnage est accentuée. Mais cet écrin de béton va figer l'ensemble du jardin qui sera difficile à remodeler par la suite.Le végétal Généreux semble sympathique avec son parcours en barque propulsée par un courant d'eau. Mais par contre le message véhiculé sur l'Anjou et de son bon Roi René, ses bienfaits et ses bons produits du terroir, me donne légèrement à l'avance la nausée. Le parc suivant( le Mystérieux) n'est pas en reste qui semble vouloir démontrer des affres d'une nature primitive et sauvage, avec ses plantes carnivores et malodorantes. Heureusement dans le dernier parc l'Apprivoisé, l'homme saura triompher de cette nature hostile, la domestiquer, la civiliser , la régenter. Ce discours sur la nature a quand mêmes des teintes rétrogrades voire réactionnaires sans parler de la vision colonialiste du premier parc (le Convoité).
Dans l'ensemble, on ne peut que s'incliner devant une certaine volonté pédagogique avec nombre de jeux et animations ludiques qui s'adressent principalement aux enfants (Jardins des Sens, découvertes des épices, des parfums). Le seul problème est que le public pour un jardin est plutôt âgé et expérimenté. La fréquentation de cette ouverture au public était nettement grisonnante. Quand une animatrice a expliqué à nos visiteurs seniors qu'on leur proposait de pédaler dans des coquilles de noix, ils semblaient très dubitatifs. Ceux ci, jardiniers amateurs ou admirateurs des plantes préféreraient visiter des floralies, plutôt que de gratouiller la terre à la recherche de fossiles.
Bon, on ne peut nier l'énergie et le travail consacrés à ce parc, l'argent ne semble pas avoir été gaspillé si l'on reste dans les limites de l'enveloppe initiale des 100 M€.Quel dommage que cette puissance soit au service d'un message totalement conservateur, où l'écologie est cruellement absente .
Et c'est en 2010 proprement inimaginable...
Photo jointe. La prime de la non architecture et de la laideur à l'Orangerie.
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